





Situé dans le secteur le plus peuplé de Verdun, le stationnement Éthel est un bâtiment de béton d’une superficie de 10 000 mètres carrés construit en 1975. Sa structure vieille de plus de 50 ans a peu été entretenue par son propriétaire, la ville de Montréal, et se dégrade rapidement1. En 2022, un budget de 5,2 millions de dollars a été annoncé par la mairie d’arrondissement pour la rénovation du bâtiment en fin de vie, mais sans suite. Si la rénovation devait se faire aujourd’hui, il en coûterait minimalement 15 millions de dollars aux contribuables2 et 3. Entre décembre 2025 et janvier 2026, la chute d’un morceau de béton a forcé la fermeture du stationnement Éthel. Depuis, le stationnement de 250 places est demeuré partiellement ouvert et occupé à 39% de sa capacité. Le stationnement Éthel tel que nous le connaissons aujourd’hui est voué à disparaître. Sa démolition n’est plus une question de temps. Devant cette occasion unique, une question s’impose : quelle est la meilleure utilisation de cet espace au cœur de notre quartier ? Plusieurs projets de revitalisation ont été proposés au fil des années, comme une esplanade culturelle, un jardin ou un restaurant sur le toit4, mais aucun ne s’est concrétisé. De plus, ces propositions contribueraient à aggraver la gentrification du quartier. |

Au Québec, la demande en logement social est plus forte que l’offre disponible. Selon les données de 2021, près de 50 700 ménages québécois sont inscrits sur une liste d’attente pour un logement social. Environ 30 500 ménages ménages y figurent depuis depuis deux ans ou plus8.
À Verdun, 62% des ménages sont locataires. Sur l’ensemble du parc immobilier locatif, seul 4% sont des logements sociaux, une proportion nettement inférieure à ce que l’on retrouve dans le Grand Montréal (11%)9. Plus du quart des ménages locataires consacrent plus de 30% de leurs revenus pour se loger5. La situation continue de s’empirer alors qu’en seulement 5 ans, les loyers ont augmenté de 17% forçant plus de la moitié des ménages à se relocaliser ou à quitter le quartier5. Les personnes seules et les familles monoparentales sont les groupes les plus touchés par la crise du logement puisqu’ils sont associés à divers facteurs de vulnérabilité. À Verdun, il y a 14 975 personnes vivent seules et 3085 familles monoparentales. Leur nombre a diminué de 8% depuis 20165 et 8.
La superficie du stationnement Éthel permettrait de construire jusqu’à 100 logements sociaux.
L’avenir du stationnement Éthel nous concerne tous et toutes. Que vous soyez citoyen·ne, membre d’un organisme ou simplement convaincu·e qu’un autre avenir est possible pour cet espace, nous vous invitons à soutenir le comité À QUI ÉTHEL. Ensemble, faisons entendre notre vision d’un projet au service de la communauté.

